Dernière mise à jour : dimanche 28 février 2010

ACTUALITES :

L’UMP dit « oui » à la grande Normandie

« La Réunification, cela fait des années que l’on en parle. Nous, nous nous engageons à la faire d’ici 2014 », a affirmé Bruno Le Maire appuyé par Jean François Le Grand lors de leur rencontre le 12 janvier à Honfleur, rencontre qui constitue en elle-même un événement politique régional majeur.


Il n’est, bien entendu, pas possible, dans le cadre restreint de ce bulletin, de faire un compte rendu même succinct de l’intégralité des déclarations des deux têtes de liste UMP – majorité présidentielle de haute et de basse Normandie. Cependant, parmi celles-ci, deux points méritent d’être soulignés. C’est, tout d’abord, le souhait fortement exprimé par Bruno Le Maire que le choix de la réunification Normande soit déconnecté de toutes considérations politiciennes parce qu’il transcende les appartenances partisanes.


Sur un autre plan, une remarque tout aussi pertinente a été faite par Jean François Le Grand concernant la mise en œuvre du « Grand Paris », question d’actualité s’il en est : « l’Europe- a-t-il fait remarquer – évolue en se structurant autour de pôles majeurs d’attractivité. Le Grand Paris est l’un d’entre eux. Pour nous, il faut nous poser en voisin acteur afin d’en tirer complètement profit. Notre avenir est donc Normand ». A ces propos de Jean François Le Grand, ont fait écho ceux de Bruno Le Maire lorsqu’il a affirmé que « le Grand Paris appelle le Grande Normandie »

Yves LOIR
Président de l’URN

LE GRAND PARIS :

NECESSITE D’UNE STRATEGIE NORMANDE GLOBALE

QU’EST-CE QUE LE GRAND PARIS ?

L’expression « Grand Paris » qui fleurit dans les colonnes des journaux depuis plus de deux années recouvre :

Trois concepts différents même s’il existe une relation entre eux :

• Le projet de réforme du statut territorial de la ville de Paris, associé aux départements qui l’environnent ; ce projet de réforme a fait l’objet d’une proposition du rapport Balladur sur la réforme des collectivités locales, proposition visant à créer une collectivité territoriale à statut particulier, le « Grand Paris »

• Le nom de « Grand Paris » est également associé à la programmation de grandes infrastructures de transports collectifs dans la grande banlieue de Paris (métro automatique par exemple reliant les pôles d’activités existants en région parisienne, le « grand huit » faisant référence à son trajet géographique …)

• Enfin, le « Grand Paris », c’est aussi la vision à long terme qu’a conceptualisé l’urbaniste Antoine GRUMBACH qui vise à assurer à Paris, capitale continentale, une ouverture maritime en axant son développement futur dans le cadre géographique de la vallée de la Seine jusqu’au Havre.

C’est évidemment cette version du « Grand Paris » qui doit retenir notre attention dans la mesure où elle implique les régions de haute et basse Normandie pour sa mise en œuvre.

LE PROJET GRUMBACH

Le chantier du « Grand Paris » a été lancé par Nicolas SARKOZY en juillet 2007 immédiatement après son élection à la présidence de la République.

Le 17 septembre 2007, Nicolas SARKOZY demande au ministre de la culture, Christine ALBANEL, d’organiser une consultation internationale pour concevoir l’avenir du « Grand Paris », et, en mars 2008, Christian BLANC est nommé secrétaire d’état chargé du développement de la région capitale.

Le 4 juin 2008, Nicolas SARKOZY choisit 10 équipes pluridisciplinaires ayant pour mission de réfléchir à l’avenir du « Grand Paris ». Le 29 avril 2008, à la maison de l’architecture,
le Président de la République annonce que, parmi les 10 projets proposés, il retient celui d’Antoine GRUMBACH, architecte urbaniste de renommée internationale ayant à son actif un certain nombre de réalisations dont la reconstruction de 60 000 mètres carrés dans le centre historique de Shanghai.
Le « projet » GRUMBACH comporte une échéance de réalisation lointaine (30-40 ans) et intègre dans sa vision les contraintes environnementales liées à l’après Kyoto.
Paris (au sens large de région parisienne-ile de France) est la première région d’Europe en termes de population et de PIB et, sur ces mêmes critères, se situe au 4ème rang mondial après Tokyo, New York et Los Angelès.

Concernant l’avenir de cet espace, Antoine GRUMBACH part du principe que les mégapoles du futur seront des ensembles portuaires de grande taille, leur ouverture sur la mer étant à ses yeux un atout décisif dans leur potentiel de développement. Concernant Paris, pour résumer sa vision, il fait sienne la phrase de Jules MICHELET qui, dans son « histoire de France » affirme que « Paris, Rouen et le Havre sont une seule ville dont la Seine est la rue.


Dans l’esprit d’Antoine GRUMBACH, la phrase de Jules MICHELET ne doit pas rester qu’un vœu pieux ; elle doit se traduire par une mise en œuvre concrète dans une série de domaines qui intègrent en autres les infrastructures de communications (routières, ferroviaires et fluviales) mais également d’autres plus spécifiques comme la concertation portuaire qui vient de se mettre en place sous la forme d’une gouvernance globalisée entre les grands Ports maritimes du Havre, Rouen et le port fluvial de Paris.

Les Normands (qu’ils soient de haute ou de basse Normandie) ne peuvent rester les bras croisés face à la situation nouvelle ainsi crée, leur sort étant bien entendu lié à cette vision d’Antoine GRUMBACH et aux conséquences qu’elle induit.

De pat sa conception, le « projet » GRUMBACH organise pour une large part le développement du « grand Paris » autour de l’axe séquanien jusqu’au Havre (« le Havre, port de Paris ») et écarte par la même la basse Normandie au profit du « corridor » de la seine.

Deux conséquences négatives s’en suivent pour les deux régions normandes actuelles : une menace de marginalisation pour la basse Normandie tandis que la haute Normandie se verrait réduite au rôle peu valorisant d’ « appendice » de Paris et de la région Francilienne.

Cette double menace a été bien perçue en haute comme en basse Normandie notamment à l’occasion des premières décisions annoncées concernant la mise en place future de liaisons ferroviaires à grande vitesse (LGV) initialement prévue sur le tracé Paris- le Havre.

GRAND PARIS : NECESSITE D’UNE STRATEGIE NORMANDE GLOBALE

L’annonce en juillet 2009 par le Président de la République de la mise en service future d’un TGV Paris- le Havre dans le cadre du grand Paris a été à l’origine d’une cascade de réactions d’élus toutes tendances politiques confondues de haute comme de basse Normandie demandant que les territoires, que les uns et les autres représentent, bénéficient du futur TGV.

La mise en œuvre du « Grand Paris » intéresse la Normandie dans sa globalité, cela est si vrai que, lors du comité de pilotage du TGV réuni au Ministère des transports le 22 décembre 2009, Jean François Legrand, Anne D’Ornano, Laurent Beauvais et Philippe Duron côtoyaient les hauts Normands Laurent Fabius, Antoine Rufenacht, Valérie Founneyron (maire de Rouen) et Jean Louis Descans (Président du conseil général de l’Eure).

Sans méconnaître l’intérêt particulier du futur TGV pour telle ou telle ville ou tel territoire, une approche globale Normande est indispensable car, elle seule, permet une vision stratégique élargie des problèmes qui se posent aux deux régions normandes actuelles dans le domaine des infrastructures de communication comme dans d’autres.

Cette approche ne peut se concevoir que dans le cadre d’une entité politique régionale unique c'est-à-dire dans celui de la Normandie réunifiée.

Une autre raison impose qu’il en soit ainsi :

La mise en œuvre du « Grand Paris » selon son concepteur Antoine GRUMBACH sur une échéance de 30-40 années?elle impliquera divers acteurs parmi lesquels l’Etat, la ville de Paris, l’Ile de France sans compter d’autres intervenants comme la SNCF, RFF….Le poids que représente chacun de ces acteurs est considérable ; pour ne prendre comme exemple que l’Ile de France, rappelons qu’avec une population de 12 millions d’habitants, un PIB de 500 milliards d’€, elle est la première région Française et Européenne. Dans le cadre du « Grand Paris », l’Ile de France pèsera de tout son poids pour la défense de ses intérêts ; de même, les autres acteurs évoqués précédemment s’inscrivent dans une logique analogue.

On l’a vu avec l’affaire du TGV, si la pure logique du « Grand Paris » défendu par Antoine
GRUMBACH avait prévalu, la mise en service du TGV n’aurait concerné que le Havre avec un tracé rive droite de la seine ; c’est Nicolas SARKOZY qui a décidé que le TGV profiterait à la Normandie dans son intégralité.

Dans l’avenir face à la confrontation inévitable des intérêts que chacun des acteurs du « Grand Paris » s’attachera à défendre pour son propre compte, il est vain pour les Normands de croire qu’ils bénéficieront toujours d’un arbitrage favorable au plus haut niveau tel que celui qui vient d’être évoqué s’ils ne manifestent pas leur force et leur cohérence…..


De ce point de vue, seule une Normandie réunifiée avec le poids démographique, économique et politique qui sera le sien, aura la dimension nécessaire pour discuter d’une façon équilibrée avec les divers acteurs impliqués dans le « Grand Paris » afin d’influer sur les grandes orientations qu’il comporte au profit de tous les Normands.


UNION POUR LA REGION NORMANDE
2, Avenue de Courseulles 14000 Caen
Téléphone : 06 33 08 83 71
www.union-region-normande.com

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Régionales 2010 :

Jean-François Legrand et Bruno Lemaire partagent la volonté de réunifier la Normandie

A l'occasion d'une conférence de presse organisée le mardi 12 janvier 2010 à Honfleur, les deux chefs de file UMP aux régionales en Normandie ont fait part de leur volonté commune de réunifier rapidement la Normandie. Ils ont en particulier insisté sur la nécessité de cette Réunification pour l'avenir économique de la région, et fixent 5 priorités : Universités, Transports, Numérique, Innovation économique et Rayonnement de la Normandie. Un calendrier a également était évoqué, avec une consultation de la population en 2011, suivie d'une proposition de loi.

Yves Loir, président de l'Union pour la Région Normande a participé à cette conférence de presse, au coté de Jean-François Legrand.

Reportage Tendance Ouest

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Bruno Lemaire s'engage à mettre en oeuvre

la Réunification de la Normandie

Le ministre de l'Agriculture, Bruno Lemaire, également candidat aux régionales de 2010 en Haute-Normandie, était samedi 31 octobre invité de l'émission "La Voix est libre" sur France 3 Rouen. A cette occasion, il a signifié clairement sont engagement en faveur de la Réunification de la Normandie, en s'engageant à la réaliser dans les cinq ans s'il en était élu président. Sur les modalités, Bruno Lemaire a déclaré qu'il est ouvert à tout, mais qu'une assemblée élue sur le projet de la Réunification est légitime pour la mettre en oeuvre.

La déclaration de Bruno Lemaire est visible ici, ces propos se situent à partir de la 28ème minute :

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Réforme des Collectivités Territoriales :

Le Président de la République apelle de ses voeux

la Réunification de la Normandie

En déplacement aujourd'hui à Saint-Dizier, en Haute-Marne, le président de la République a présenté la future réforme des Collectivités Territoriales. A cette occasion, Nicolas Sarkozy a de nouveau évoqué la Réunification de la Normandie, en ces termes : "Vu de n'importe quel endroit du monde, les frontières du Calvados, de l'Orne ou de la Seine-Maritime, n'ont pas de sens, pas davantage que l'existence de la Haute et de la Basse-Normandie"

Le discours du Président est visible ici, ces propos se situent à partir de la 45ème minute :

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Régionales 2010

Prise de position de l'URN

Article paru dans l'Unité Normande

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Le rapport Balladur sur la réforme

des Collectivités Territoriales est disponible

Pour le lire et le télécharger cliquez sur l'image

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Le Président de la République propose

la Réunification de la Normandie

 

A l'occasion du congrés des maires de France, jeudi 27 novembre 2008, à Paris, le Prédisent de la République a largement évoqué les futures réformes des Collectivités Territoriales. Le premier exemple cité par Nicolas Sarkozy est celui de la notre Région : "Il y a deux Normandie, on les aime, mais en faut-il deux?"

L'intégralité du discours est visible ici, la proposition du Président se situe à partir de la 34ème minute :

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France 3 Normandie organise un débat

sur la Réunification

 

Dans le cadre de son émission "La voix est libre", France 3 Normandie a organisé vendredi 28 novembre 2008 un débat sur la Réunification de la Normandie. Celui-ci a été diffusé samedi 29 novembre, et peut être visionné sur leur site Internet. Un bonus Internet est également visible, uniquement sur le site, ainsi que des réactions, et un sondage.

Cliquez sur l'image

 

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Nouveau dossier

"DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE REGIONAL ET REUNIFICATION DE LA NORMANDIE"

réalisé par L'Union pour la Région Normande sous la forme d'un Powerpoint

avec chiffres et données actualisées

TELECHARGER LA PRESENTATION

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L'Assemblée Nationale planche sur la réforme des Collectivités Territoriales

En novembre 2007, la Commission des Lois de l'Assemblée Nationale, a décidé de la création d'une mission d'information consacrée à la clarification des compétences des collectivités territoriales. Le mercredi 8 octobre, celle-ci a rendu son rapport. Source : site de l'Assemblée Nationale

LIRE LE RAPPORT

- EXAMEN DU RAPPORT

- PRESENTATION DU RAPPORT

- LA COMMISSION DES LOIS CONSTITUTIONNELLES, DE LA LEGISLATION, ET DE L'ADMINISTRATION GENERALE DE LA REPUBLIQUE

- LA MISSION "CLARIFICATION DES COMPETENCES DES COLLECTIVITES TERRITORIALES"

 

Examen du rapport de la mission d’information relative à la clarification des compétences des collectivités territoriales (M. Didier Quentin, rapporteur, et M. Jean-Jacques Urvoas, co-rapporteur), le Mercredi 8 octobre 2008

Le Président Jean-Luc Warsmann informe les membres de la Commission de l’adoption à l’unanimité par la mission qui vient de se réunir du rapport présenté par M. Didier Quentin, rapporteur et M. Jean-Jacques Urvoas, co-rapporteur et dont la présentation figurera en annexe du présent compte rendu. Il rappelle qu’il revient à la commission d’autoriser le dépôt du rapport en vue de sa publication.

M. André Vallini. Je suis bien sûr tout à fait favorable à la publication du rapport, ce travail me semble en effet vraiment excellent. Il serait donc d’autant plus dommage que ce rapport se trouve marginalisé face aux multiples initiatives qui se mettent en place : réflexions mises en place par le Gouvernement et par le groupe UMP, initiative coordonnée par M. Pierre Méhaignerie, commission qui serait confiée à M. Édouard Balladur… À mon sens, la prise en compte des propositions de la mission sera un test grandeur nature de la revalorisation du Parlement. Il ne faut pas s’avouer vaincu à l’avance, nos propositions peuvent être centrales, comme cela a été le cas sur le dossier EDVIGE.

Le Président Jean-Luc Warsmann. Le cas EDVIGE sera difficile à reproduire puisque l’on retrouve les neuf recommandations de la Commission dans le projet de décret, presque à la virgule près. Il serait peut-être présomptueux d’espérer que les dix principes retenus par la mission d’information connaissent un tel succès.

M. André Vallini. Parmi les sujets qui me préoccupent figure le développement de l’intercommunalité. Lorsque j’étais membre de l’association des petites villes de France, il y a une dizaine d’années, je mettais en garde mes collègues contre un développement des structures intercommunales qui ne s’accompagnerait pas d’une réduction de la sphère d’intervention communale. Or, c’est bien ce qui s’est passé, avec une explosion des dépenses de fonctionnement des intercommunalités. Je connais des cas, en Isère, d’intercommunalités qui se sont dotées de vingt, voire de quarante, vice-présidents, indemnisés, sans que, dans le même temps, ne baisse le nombre d’adjoints au maire eux aussi indemnisés. Il en est de même de l’explosion des frais de personnel ou immobiliers. L’opinion publique est parfaitement consciente de cette situation et le ressent très mal.

Mon autre sujet de réflexion concerne l’avenir des départements et des régions. À cet égard, je suis satisfait que la mission d’information se prononce pour une réduction du nombre de collectivités. Personnellement, je suis assez favorable au maintien d’un échelon départemental et d’un échelon régional à partir du moment où l’on clarifie les compétences de chacun et où l’on réduit le nombre de collectivités dans chaque strate. La carte départementale date de 1790 : ses critères, fondés sur la nécessité d’atteindre le chef-lieu du département à cheval en une journée, sont dépassés. Atteindre un niveau de 50 à 60 départements me semblerait réaliste et utile. Dans le Sud-Est, on remarque d’ailleurs que les départements s’emboîteraient facilement deux par deux : le Rhône avec la Loire, la Savoie avec la Haute-Savoie, l’Isère avec les Hautes-Alpes, la Drôme avec l’Ardèche, les Alpes de Haute Provence avec les Alpes maritimes, les Bouches du Rhône avec le Var, le Gard avec la Lozère, le Cantal avec la Haute-Loire, l’Aude avec les Pyrénées orientales…

Au niveau régional, sans descendre jusqu’au nombre de 12 régions évoqué par Jean-Pierre Raffarin, l’existence de 15 régions permettrait à celles-ci de peser à l’échelle européenne face à des régions influentes telles que la Catalogne, la Lombardie ou le Bade Wurtemberg. Des régions comme l’Alsace, la Lorraine, la Picardie ou le Limousin n’ont pas une taille suffisante.

M. Jean-Christophe Lagarde. Je souhaiterais que soient désignés quelques membres de la Commission pour réfléchir au cas particulier de l’Île-de-France et je désirerais connaître la position du président face à cette proposition. Le Sénat a mené une réflexion sur le sujet, mais celle-ci a surtout alimenté la polémique et s’est donc avérée peu utile.

M. Philippe Gosselin. Notre mission d’information a été créée dès novembre 2007, nous avons donc été en avance dans la réflexion et il nous faut en effet, forts de cette antériorité, continuer à peser sur la réflexion en cours. J’estime également que cette question doit être couplée avec celle de la fiscalité locale. Sur l’intercommunalité, il est exact que les dépenses de fonctionnement ont augmenté. Mais il faut préciser que bien souvent, dans le monde rural, les compétences des communes étaient bien souvent nominales alors qu’elles sont aujourd’hui effectivement exercées par les intercommunalités, apportant un réel service à la population.

M. Serge Blisko. Sur le fond, je suis d’accord avec le « Big bang » voulu par les uns et par les autres. Toutefois, il faut rester prudent dans l’expression et se garder de la provocation, telle celle qui a entouré la proposition de la « Commission Attali » de supprimer les départements. Il faut être audacieux sur le fond mais prudent dans la forme.

S’agissant de la proposition n°9 de supprimer les pays, je n’y suis pas opposé sur le principe mais je souhaiterais conserver l’appellation, qui est passée dans la population, pour remplacer le terme affreux « d’intercommunalité ».

M. Michel Hunault. Je suis d’accord avec la nécessité de procéder à des réformes. Mais il faut également être mesuré et prudent dans l’expression dans une société fragile. S’il faut clarifier les compétences, il faut néanmoins conserver la proximité apportée par nos collectivités territoriales, qui est un élément rassurant. Par ailleurs, si l’intercommunalité a effectivement un coût, je veux insister sur le dévouement des élus en milieu rural, dont beaucoup renoncent à leur indemnité et ne se font pas rembourser leurs frais de déplacement. Je voudrais enfin faire une suggestion dans le débat sur le nombre et la taille des collectivités territoriales : celle de développer les contrats d’association. Pour prendre l’exemple du grand Ouest, il est bon de permettre la défense de la langue bretonne par exemple, mais il faut également des actions communes aux régions Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charentes, dans le domaine des grandes infrastructures par exemple.

M. Jean-Michel Clément. La recommandation de faire disparaître les pays est peut-être à tempérer. En effet, parmi les pays, on peut observer le pire comme le meilleur. Si certains ont été créés par défaut, d’autres sont pertinents et très utiles. Dans le cadre de la revue générale des politiques publiques, l’État se réforme et il apparaît que le pays est l’échelon pertinent pour devenir l’interlocuteur de l’État. Dans les faits, les pays sont souvent des regroupements d’établissements publics de coopération intercommunale : assemblons ce qui marche bien.

M. Jean-Pierre Schosteck. Je m’associe aux propos de Jean-Christophe Lagarde sur l’Île-de-France. En effet, cette question ne se résume pas au débat autour du « Grand Paris ». La banlieue n’est plus le « paillasson devant la ville où chacun s'essuie les pieds » comme le disait Céline. De nombreuses intercommunalités se créent. Il est vrai que certaines sont parfois superficielles : c’est pourquoi je crois qu’il faut favoriser les intercommunalités de projet.

M. Philippe Gosselin. Il n’est évidemment pas question de supprimer les communes. Je rappelle d’ailleurs que pour Tocqueville, c’est dans la commune « que réside la force des peuples libres ». Si une suppression des pays devait être envisagée, c’est seulement dans le cadre d’une réforme d’ensemble, car le pays est aujourd’hui le premier échelon de la coopération intercommunale. Il est aussi l’outil le plus adapté à l’échelle d’un bassin de vie.

M. François Calvet. Il est parfois délicat de discuter avec les responsables de certaines grandes régions étrangères limitrophes, je pense à la Catalogne, car leurs compétences sont plus étendues que celles des collectivités territoriales françaises, par exemple en matière de santé animale. La Catalogne a également la compétence en matière de création d’hôpitaux, mais les élus locaux français ne peuvent pas être son interlocuteur car ils n’ont pas cette compétence. Au-delà de la question de la fusion des collectivités, se pose, en fait, le problème de leurs compétences. Si la loi de 2004 permet des expérimentations, dans les faits très peu d’initiatives ont pu être lancées. Pourtant, il existe une forte demande de proximité de la part des citoyens.

M. Étienne Blanc. Il conviendrait en effet de conduire une analyse particulière sur les zones frontalières. De plus en plus de décisions qui touchent la vie quotidienne de nos concitoyens qui y résident sont prises de l’autre coté de la frontière. L’un des seuls outils disponibles est le groupement local de coopération transfrontalière, mais il faut en créer un pour chaque sujet. Cela ajoute donc à la complexité des structures territoriales.

M. Didier Quentin, rapporteur. Je vous remercie pour les compliments que vous avez formulés. Je constate avec plaisir des convergences qui dépassent les partis.

Lorsqu’André Vallini évoque la nécessaire réduction du nombre de départements, il s’inscrit dans la lignée de Michel Debré, qui proposait à la fin des années 1940 deux fois moins de départements deux fois plus grands. Jean-Pierre Raffarin a également déjà évoqué le besoin de réduire à une douzaine le nombre de régions.

En ce qui concerne l’expression « big bang territorial », dont s’inquiète Serge Blisko, l’idée de vos rapporteurs est d’aboutir à un big bang contrôlé.

Comme le disait Philippe Gosselin, l’avantage de cette mission est d’avoir commencé ses travaux il y a un certain temps, et il est souhaitable de garder la main.

J’ai bien pris note des réflexions d’ordre sémantique. Le souhait de vos rapporteurs n’est pas de donner l’image de la brutalité, mais au contraire d’une réforme en douceur.

La suggestion formulée par Michel Hunault, de procéder par la voie d’expérimentations, pourrait être une piste intéressante.

Les gens ne sont pas seulement en colère, comme le disait André Vallini, contre les indemnités parfois excessives des élus mais aussi contre la croissance excessive du nombre des agents territoriaux. Pour ne citer qu’un exemple, la ville de Royan qui comptait il y a quelques années 400 agents municipaux en compte désormais plus de 600, alors que l’intercommunalité a par ailleurs abouti à la création de 120 postes supplémentaires.

Je note la spécificité de l’Île-de-France, évoquée par Jean-Christophe Lagarde et Jean-Pierre Schosteck, ainsi que celle des zones frontalières, soulignée par Étienne Blanc et François Calvet. Dans les deux cas, il s’agit de pistes d’étude intéressantes, sans parler de la question du financement des collectivités territoriales, étudiée par nos collègues de la commission des Finances, MM. Marc Laffineur et Jean-Pierre Balligand, ou de celle des modes de scrutin.

M. Jean-Jacques Urvoas, co-rapporteur. Quand nous avons commencé ce travail, sous les auspices de notre président, nous partagions une conviction : la pesanteur du réel, avec ce qu’elle porte de tradition et d’idées fausses, peut limiter l’audace et l’inventivité. Nous avions en commun la volonté de ne pas faire de manichéisme, en considérant que le Gouvernement serait le garant de l’intérêt général tandis que les élus locaux seraient enfermés dans leurs intérêts particuliers. Nous avions également décidé de ne pas tout traiter, assumant ainsi les éventuelles lacunes, pour aboutir à ce qui fait, je crois, la force de ce rapport : l’idée que le volontarisme doit être encouragé par le législateur et qu’il faut accompagner les dynamiques locales.

La Commission autorise le dépôt du rapport d’information en vue de sa publication, conformément aux dispositions de l’article 145 du Règlement.

 

PRESENTATION DU RAPPORT :

La mission d’information, qui a commencé ses travaux à la fin de l’année 2007, a procédé à l’audition des représentants des associations d’élus locaux : non seulement l’Association des maires de France (AMF), l’Assemblée des départements de France (ADF) et l’Association des régions de France (ARF), mais aussi l’Assemblée des communautés de France (ADCF), l’Association des communautés urbaines de France (ACUF), l’Association des petites villes de France (APVF), l’Association des maires ruraux de France (AMRF), l’Association des grandes villes de France (AGVF). Elle a également entendu des représentants de l’administration, ainsi que des experts. Elle a pu constater rapidement que l’enjeu de la clarification des compétences s’imposait à tous. En effet, les collectivités territoriales et leurs établissements publics souffrent d’un enchevêtrement à la fois en termes de compétences exercées et de financement de ces compétences. Les élus locaux eux-mêmes appellent donc de leurs vœux une réforme.

Dans son discours de clôture du dernier Congrès des maires et des présidents de communautés de France, le Premier ministre François Fillon, évoquant le thème de la clarification des compétences, présentait en quelques mots le cœur du problème actuel : « nous souffrons tous de l’empilement et de l’enchevêtrement des compétences. C’est du temps perdu pour dégager des compromis. Ce sont des coûts supplémentaires pour monter des dossiers, pour suivre des procédures, pour faire émerger les projets. Nous devons tous ensemble regarder comment mieux articuler les différents niveaux de compétence. En tout état de cause, le statu quo est impossible. »

Par ailleurs, la question de la distribution des compétences est indissociable de celle de l’architecture territoriale actuelle et du trop grand nombre d’échelons d’administration territoriale.

Pour résoudre ce double problème, le rapport formule deux séries de propositions : les premières concernent les modifications à apporter à la distribution actuelle des compétences, tandis que les secondes ont trait aux mécanismes qui permettraient de favoriser le regroupement des structures territoriales.

La clarification de la répartition des compétences constitue le premier volet du rapport.

Pour atteindre cet objectif, le rapport propose tout d’abord d’instaurer une règle générale applicable au financement de l’ensemble des compétences : que la loi n’autorise qu’un seul niveau de collectivités locales à financer un projet initié par une autre collectivité : le maître d’ouvrage serait ainsi responsabilisé et les financements croisés réduits. Le législateur pourrait toutefois prévoir une dérogation en faveur des plus petites communes, dont les ressources sont souvent peu importantes.

Le rapport préconise par ailleurs, par dérogation à la clause générale de compétence que la loi a reconnu à toutes les catégories de collectivités territoriales, que chaque échelon bénéficie d’un plus grand nombre de compétences exclusives : il serait souhaitable que 80 % des compétences soient exclusivement attribuées à un niveau de collectivités, à charge pour les collectivités concernées d’en déléguer entièrement l’exercice à une collectivité d’un autre niveau. Le rapport ne dresse pas une liste exhaustive de ces compétences, mais propose seulement quelques exemples pour chaque échelon.

Il propose de charger exclusivement les communes et intercommunalités de la construction des équipements sportifs. D’une manière plus générale, l’échelon communal ou intercommunal paraît être le plus adapté pour l’exercice des compétences relatives à l’urbanisme et au logement.

En faveur des départements, il serait possible de prévoir une compétence exclusive pour la gestion de l’ensemble des dispositifs d’insertion sociale, d’hébergement d’urgence, et d’aide aux personnes handicapées relevant actuellement de l’État, ainsi que, plus globalement, une compétence exclusive en matière d’action sociale. Dans le même sens, il serait possible de compléter le transfert aux départements des compétences encore exercées par l’État en matière de construction et d’entretien des établissements médico-sociaux d’éducation spéciale, de médecine scolaire et d’insertion scolaire des élèves handicapés.

Une compétence exclusive pourrait être attribuée aux départements :

- pour définir et conduire la politique de développement du tourisme, tout en permettant aux départements qui le souhaitent d’en déléguer l’exercice à la région – ce qui serait, peut-être, souhaité dans des régions telles que la Bretagne ou l’Alsace ;

- pour gérer les bibliothèques, archives et musées, et plus généralement tout ce qui touche à la politique culturelle.

Les régions pourraient, elles aussi, se voir confier des compétences les renforçant dans leurs domaines prioritaires d’action.

Il serait, d’autre part, souhaitable de transférer des départements aux régions la gestion des collèges, afin de confier à un unique échelon territorial la compétence relative à tous les établissements de l’enseignement secondaire. De même, l’établissement d’une carte de l’enseignement supérieur et de la recherche pourrait être confié au conseil régional, qui déterminerait le financement par la région de la construction, de l’équipement et de l’entretien des établissements d’enseignement supérieur figurant dans cette carte.

Le rapport propose par ailleurs de transférer des départements aux régions la compétence relative aux transports routiers, y compris en matière de transports scolaires où les départements et les communes ont conservé des compétences concurrentes.

Il serait également possible de prévoir :

- l’organisation par les régions d’actions complémentaires d’enseignement supérieur et de recherche, sans préjudice des compétences de l’État en matière d’homologation des titres et diplômes ;

- une compétence exclusive à l’égard de l’ensemble des établissements d’enseignement artistique initial ;

- une compétence exclusive de coordination entre les différents modes de transport collectif de voyageurs et la définition d’une politique régionale des déplacements.

Ces quelques exemples de compétences exclusives n’épuisent bien entendu par le sujet, puisqu’à terme 80 % des compétences devraient être attribuées exclusivement à l’un ou l’autre des échelons.

Le rapport de la mission d’information comporte un second grand volet : la rationalisation des structures territoriales.

Même si elle ne préconise pas la suppression d’une catégorie de collectivités territoriales ou d’une autre, la mission considère que notre effort de rationalisation doit aussi concerner les structures territoriales.

En effet, la situation actuelle, qui résulte d’un empilement de structures d’époques différentes sans aucune réforme d’ensemble, génère des surcoûts et complique la répartition des compétences entre collectivités territoriales. Pour y remédier, le rapport propose de créer les conditions d’un « big bang territorial », en fixant dans la loi les principes de regroupement des collectivités territoriales tout en renvoyant, dans un premier temps, les initiatives aux assemblées délibérantes. Il convient donc de privilégier la souplesse et le volontariat.

Pour inciter les collectivités à se regrouper, la mission estime nécessaire de créer une incitation financière en faveur des collectivités se regroupant, par exemple sous la forme d’un abondement supplémentaire de la dotation globale de fonctionnement, pour une durée qui pourrait être de dix ans à compter de la mise en œuvre effective du regroupement.

Afin de favoriser toutes les initiatives permettant de réduire le nombre de structures, deux grands types de regroupements devraient être encouragés :

- d’une part, des regroupements horizontaux, entre collectivités territoriales relevant de la même catégorie ;

- d’autre part, des regroupements verticaux, entre collectivités territoriales de différents niveaux.

Concernant les regroupements horizontaux, le rapport propose d’abord de faciliter le regroupement volontaire des régions, en dispensant celles-ci de l’accord préalable des conseils généraux. Les régions agrandies qui en résulteraient disposeraient ainsi, tant en termes de population que de richesse, de la taille critique qui, sur le plan budgétaire plus que géographique, leur fait actuellement défaut au niveau européen.

Mais un effort de regroupement s’impose aussi au niveau communal et intercommunal, caractérisé un émiettement que ne connaissent pas les autres pays de l’Union européenne – rappelons que la France compte plus de 36 000 communes, plus de 16 000 syndicats de coopération intercommunale et près de 2 600 EPCI à fiscalité propre… Seule la Chine dispose d’un plus grand nombre de communes, mais sa population est plus de vingt fois supérieure à la nôtre !

En matière d’intercommunalité, il s’agirait d’inciter à la fois au regroupement des EPCI entre eux et à l’achèvement de la couverture du territoire national par des EPCI à fiscalité propre. Au-delà d’une date butoir, fixée par exemple au 1er janvier 2011, le représentant de l’État dans le département devrait pouvoir intégrer d’autorité toute commune isolée à un EPCI à fiscalité propre, après consultation de commission départementale de la coopération intercommunale. Enfin, dans certains cas, des regroupements communaux pourraient être favorisés : en s’inspirant du statut spécifique applicable aux villes de Paris, Lyon et Marseille, il serait possible de permettre, dans toutes les agglomérations de plus de 50 000 habitants, la création d’une commune à arrondissements, composée de la commune-centre et des communes périphériques. Dans ce nouvel ensemble, chaque ancienne commune deviendrait un arrondissement, comprenant un conseil d’arrondissement ainsi qu’un maire d’arrondissement, et exercerait certaines compétences de proximité.

Pour les petites communes rurales, le regroupement communal serait réservé aux opérations envisagées à l’échelle du périmètre intercommunal.

Concernant les regroupements verticaux, la mission souhaite permettre deux types de regroupements :

- la fusion volontaire d’une région et de ses départements en une même collectivité, que l’on pourrait qualifier de « grande région », exerçant l’ensemble de leurs compétences ;

- la transformation d’une communauté d’agglomération ou d’une communauté urbaine au poids prépondérant au sein d’un département en une collectivité territoriale de plein exercice se substituant au conseil général, les autres communes étant intégrées aux départements voisins avec leur accord.

Il est évident que certains de ces regroupements n’intéresseront, en pratique, qu’une partie du territoire national – on peut penser par exemple aux grandes agglomérations. Toutefois, il doit être possible de combiner harmonieusement regroupements horizontaux et verticaux en laissant les initiatives locales s’exprimer – le législateur devra, bien entendu, s’assurer de la cohérence des résultats obtenus au niveau national et, au besoin, « reprendre la main ».

Après les étapes majeures de la décentralisation que furent les transferts de compétences décidés au début des années 1980 et en 2004, le bilan de cette politique apparaît aujourd’hui contrasté, tant les compétences apparaissent enchevêtrées. Le temps est donc venu de repenser l’organisation des collectivités locales, qu’il s’agisse de leurs compétences ou de leur architecture. Les propositions formulées aujourd’hui par la mission d’information doivent permettre de rompre avec la confusion et les enchevêtrements qui se sont aggravés au fil du temps. Pour ce faire, il faut à la fois réfléchir aux regroupements de structures et redistribuer les compétences à la lumière de l’expérience, en privilégiant la clarté, la cohérence et une plus grande spécialisation de chaque niveau de collectivités.

 

COMMISSION DES LOIS CONSTITUTIONNELLES, DE LA LEGISLATION, ET DE L'ADMINISTRATION GENERALE DE LA REPUBLIQUE.

Président : M. Jean-Luc Warsmann

Vice-Présidents : M. Guy Geoffroy - M. Sébastien Huyghe - M. Alain Vidalies

Secrétaires : M. Philippe Gosselin - M. Jean-Christophe Lagarde - M. Philippe Vuilque

Membres : M. Manuel Aeschlimann - M. Abdoulatifou Aly - Mme Brigitte Barèges - Mme Delphine Batho - M. Jacques Alain Bénisti - M. Étienne Blanc - M. Émile Blessig - M. Serge Blisko - M. Claude Bodin - M. Marcel Bonnot - M. Gilles Bourdouleix - M. Patrick Braouezec - M. Michel Buillard - M. François Calvet - M. Christophe Caresche - M. Éric Ciotti - M. Jean-Michel Clément - M. Bernard Derosier - M. Patrick Devedjian - M. Éric Diard - M. René Dosière - M. Julien Dray - M. Christian Estrosi - Mme Aurélie Filippetti - M. Jean-Paul Garraud - M. Guy Geoffroy - M. Claude Goasguen - M. Philippe Gosselin - M. Philippe Goujon - M. Philippe Houillon - M. Guénhaël Huet - M. Michel Hunault - M. Sébastien Huyghe - Mme Maryse Joissains-Masini - M. Didier Julia - Mme Marietta Karamanli - M. Jean-Christophe Lagarde - M. Jérôme Lambert - M. Jean Lassalle - M. Charles de La Verpillière - M. Thierry Lazaro - M. Bruno Le Roux - M. Victorin Lurel - M. Noël Mamère - M. Thierry Mariani - M. Arnaud Montebourg - M. Yves Nicolin - M. Bertrand Pancher - Mme George Pau-Langevin - M. Dominique Perben - Mme Sylvia Pinel - M. Didier Quentin - M. Jean-Jack Queyranne - M. Dominique Raimbourg - M. Didier Robert - M. Bernard Roman - M. Jean-Pierre Schosteck - M. Éric Straumann - Mme Michèle Tabarot - M. Jean Tiberi - M. Jean-Jacques Urvoas - M. Daniel Vaillant - M. Jacques Valax - M. André Vallini - M. Manuel Valls - M. Christian Vanneste - M. François Vannson - M. Michel Vaxès - M. Alain Vidalies - M. François-Xavier Villain - M. Philippe Vuilque - M. Jean-Luc Warsmann

 

MISSION "CLARIFICATION DES COMPETENCES DES COLLECTIVITES TERRITORIALES"

Lors de sa réunion du 20 novembre 2007, la commission a décidé de la création d'une mission d'information consacrée à la clarification des compétences des collectivités territoriales. Elle a procédé, le 5 décembre 2007 à la désignation des membres de la mission.

Ont été nommés : Mme Brigitte Barèges, MM. Claude Bodin, Patrick Braouezec, François Calvet, Christophe Caresche, Éric Ciotti, Jean-Michel Clément, Bernard Derosier, Guy Geoffroy, Philippe Gosselin, François Goulard, Mmes Arlette Grosskost, Marietta Karamanli, MM. Jean-Christophe Lagarde, Thierry Mariani, Bertrand Pancher, Didier Quentin, Jean-Jacques Queyranne, Mme Marie-Line Reynaud, MM. Éric Straumann, Jean-Jacques Urvoas, Manuel Valls, Charles de la Verpilllière, Philippe Vuilque, Jean-Luc Warsmann.

Au cours de sa séance du 19 décembre 2007, la mission d'information sur la clarification des compétences des collectivités territoriales a nommé :
- Président : M. Jean-Luc Warsmann,
- Vice-présidents : MM. Guy Geoffroy, Bernard Derosier,
- Co-rapporteurs : MM. Didier Quentin, Jean-Jacques Urvoas.