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COMMUNIQUE Caen le 05/01/04 |
Depuis deux ans, une nouvelle étape de la décentralisation est mise en œuvre par le gouvernement RAFFARIN. En ce début d’année 2004, elle n’en est qu’au stade de sa définition législative précédée elle-même par le vote capital du congrès le 17 mars 2003 inscrivant désormais dans notre constitution « l’organisation décentralisée de la République ».
Cette nouvelle et importante étape de la décentalisation et l’approche des élections régionales de mars 2004, doivent être l’occasion pour les habitants de la « Basse » Normandie de se déterminer sur le problème de la réunification de la Normandie, artificiellement divisée en 1956 par les fonctionnaires du Commissariat au Plan.
L’examen lucide et sans complaisance de la situation actuelle de notre demi-région de « Basse » Normandie, nous amène à faire le constat suivant : le maintien de la division normande est préjudiciable aux intérêts des Normands en général, mais plus encore aux habitants de « Basse » Normandie. Dans la plupart des domaines en effet, celle-ci se trouve reléguée aux tous derniers rangs des 22 régions françaises. Les perpectives pour le moyen et le long terme ne sont guère plus brillantes si on en croit les deux derniers bilans-diagnostics établis par le Conseil Economique et Social de « Basse » Normandie.
Cet état des choses ne saurait être imputé à la majorité régionale actuelle qui s’est toujours battu pour s’efforcer de défendre les intérêts de la région à l’occasion des négociations avec l’Etat dans le cadre des contrats de plan notamment.
Il est dû au faible poids de la région qui pénalise la « Basse » Normandie dans son rapport avec l’Etat comme dans de nombreux autres domaines. Ce faible poids de la région constitue également un handicap majeur dans la compétition qui s’annonce entre régions européennes, dans l’Europe élargie de demain. Comme l’indiquait le 10 avril 2002 Jacques CHIRAC à Rouen : « Dans l’Europe qui achève son unité, une nouvelle compétition s’engage. Ce n’est pas seulement la compétition des Etats et des Nations , mais celle des territoires. Les régions françaises doivent relever ce défi en rivalisant avec leurs concurrentes. »
Comment la « Basse » Normandie qui ne pèse que 2% du PIB français – pour ne choisir que ce seul indicateur – pourrait-elle relever ce défi ?
Ainsi, d’un point de vue national comme européen, la réunification normande demeure une nécessité absolue pour faire de nos deux régions de « haute » et « Basse » Normandie, la 5ème région française.
C’est la conviction de nombreux responsables politiques et d’élus des deux demi-régions actuelles. C’est également l’avis des Normands tous départements confondus, tel qu’il ressort des nombreux sondages réalisés ces dernières années, et qui montrent que les 2/3 d’entre eux sont favorables à la réunification de leur région.
Cette exigence qui va bien au delà d’un quelconque nostalgie passéiste, s’inscrit au contraire dans la modernité puisque sa réalisation est la condition incontournable pour affronter les défis d’aujourd’hui, et plus encore ceux de demain.
« Parce qu’il n’y a qu’une Normandie »
Union pour la Région Normande – Association loi 1901 – 2 Avenue de Courseulles 14000 CAEN – Tél 06.33.08.83.71