COMMUNIQUE

Caen le 10 février 2006

 

 

Perspectives pour la réunification de la Normandie après l'avis des CESR des deux régions normandes

Voulue par les Normands à une écrasante majorité ainsi que le montrent les multiples enquêtes et sondages d'opinion réalisés depuis de nombreuses années, la réunification de la Normandie s'inscrit désormais et de plus en plus dans les faits au travers de structures "unifiées" telles que la Directive Territoriale d'Aménagement de l'Estuaire de la Seine (DTA), le Pôle Métropolitain Normand unissant Caen, Rouen et Le Havre, le Pôle Universitaire Normand ou d'organismes comme l'Etablissement Public Foncier de Normandie, la Chambre d'Agriculture de Normandie, le Comité Régional du Tourisme de Normandie, etc … sans compter d'innombrables organisations ou associations de la société civile.

Le maintien de la division normande, s'il se prolongeait, serait ainsi en décalage total d'une part avec l'opinion publique normande et d'autre part avec la réalité concrète de notre région telle qu'elle se manifeste au travers des actions et projets induits par les structures et organismes qui viennent d'être rappelés.

Il importe donc de mettre les institutions politiques régionales en conformité avec cette réalité normande telle qu'elle se construit en réalisant le plus rapidement possible la réunification de la Normandie.

Compte tenu de toutes ces considérations, l'Union pour la Région Normande (URN) porte les appréciations suivantes sur l'Avis des CESR de " Haute " et " Basse " Normandie relatif aux " Avantages et inconvénients d'une évolution des limites administratives et de coopérations renforcées " entre la " Haute " et la " Basse " Normandie :

- Ce document est incomplet et comporte un certain nombre d'insuffisances qui font qu'il ne saurait constituer une référence indiscutable dans le débat sur la fusion-réunification normande.

- Néanmoins, l'URN prend acte avec satisfaction que l'avis des CESR envisage comme positive une fusion des deux régions normandes, puisque selon celui-ci, l'intensification des coopérations inter normandes qu'il recommande aboutira : " in fine à une ambition interrégionale d'une importance telle qu'elle ne puisse être mise en œuvre que dans le cadre d'une fusion ".

- Notre approbation d'une telle perspective est assortie de deux considérations essentielles :

- l'intensification des coopérations interrégionales ne saurait en aucun cas constituer un substitut à la réunification des deux régions normandes,

- les effets pernicieux de la division normande ayant été suffisamment démontrés, y compris pour certains d'entre eux par des documents du CESR " bas " normand lui-même (voir bilan diagnostic 2000-2006, réalisé par cet organisme en 1999 sous la direction de Maurice Droulin), il importe donc que parallèlement avec l'intensification des coopérations s'enclenche le processus légal menant à la réunification normande.

A cet égard, nous adressant aux deux exécutifs régionaux de " Basse " et de " Haute " Normandie, nous leur demandons d'accélérer ce processus et de présenter un calendrier l'accompagnant.


Le Président

Jean LEMIERE