Lancée il y a plus de 30 ans par le Général de Gaulle qui estimait alors que «l’effort multiséculaire de centralisation» qui marquait jusqu’alors l’histoire de la France ne «s’imposait plus désormais» et que dorénavant «c’étaient les activités régionales qui apparaissaient comme les ressorts de la puissance économique de demain», l’idée de décentralisation reprise par ses successeurs connaît un nouvel élan après le recul sensible qu’elle a subi sous le gouvernement Jospin. Le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin s’attache en effet à traduire concrètement les engagements pris par Jacques Chirac dans ce domaine lors de la campagne présidentielle de 2002.

 

Par le vote du Congrès le 17 mars 2003, «l’organisation décentralisée de la République» est inscrite désormais dans notre Constitution. Des lois organiques et ordinaires ont déjà été ou vont être adoptées, elles vont donner un contour précis à cette nouvelle organisation décentralisée de la République.

 

La mise en œuvre de cette nouvelle et importante phase de la décentralisation et l’approche des échéances électorales régionales de 2004 sont des occasions particulièrement opportunes pour les habitants de la «Basse» Normandie de se déterminer par rapport au problème de le Réunification des deux régions administratives de «Basse» et « Haute» Normandie.

 

Notre conviction, étayée par un examen lucide et sans complaisance de la situation présente de notre région, est que le maintien de la division normande est gravement préjudiciable aux habitants de la Normande toute entière et particulièrement  à ceux de la «Basse» Normandie. Nous affirmons donc notre volonté de voir se réaliser dans le délai le plus rapide possible la Réunification de la Normandie.

 

Cette position ne nous est pas seulement dictée par le souci légitime de défendre les intérêts de la Région mais aussi par des considérations de politique nationale. Nous situant dans la majorité actuelle, nous soutenons l’action menée depuis juin 2002 par Jean-Pierre Raffarin et ses ministres. Dans la droite ligne des propos de Jacques Chirac dénonçant le 10 avril 2002 à Rouen (est-ce un hasard que cela ait été dit à Rouen ?) «L’enchevêtrement des collectivités locales, leur empilement et leur nombre excessif», le Ministre Délégué aux Libertés Locales, Patrick Devedjian, a prôné à de multiples reprises le regroupement des deux régions normandes. Il peut être assuré de notre total soutien.

 

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